Nelsia Dejar, une Réunionnaise, au sommet du Mera Peak au Népal
Il y a des nouvelles qui arrivent comme une bouffée d’air froid et pur, celles qui donnent envie de tout lâcher pour partir en montagne. La réussite de Nelsia Dejar au sommet du Mera Peak, à 6 476 mètres d’altitude dans la région du Khumbu, au Népal, est de celles-là. Chez Outwild, on est fiers — vraiment fiers — de compter parmi nos membres quelqu’un qui repousse les limites avec autant de détermination et de grâce.
Le Mera Peak n’est pas une randonnée. C’est une expédition à part entière, avec tout ce que ça implique : acclimatation, nuits en altitude, glacier, crampons, piolet, et une tête bien faite pour ne pas craquer quand le corps commence à envoyer des signaux d’alarme. Nelsia a tout géré, tout assumé, et elle s’est hissée là où très peu de Réunionnais et de Réunionnaises ont jamais mis les pieds.
Ce sommet n’est pas une fin en soi. C’est un point de départ vers quelque chose de plus grand encore.
Ce que représente le Mera Peak
Pour comprendre l’ampleur de ce que vient d’accomplir Nelsia, il faut mettre les choses en perspective. Le Mera Peak est le plus haut trekking peak du Népal, c’est-à-dire l’une des plus hautes montagnes accessibles sans expérience professionnelle de l’alpinisme de haute altitude — mais ne vous y trompez pas, cela ne veut pas dire « facile ».
L’ascension exige plusieurs semaines de préparation sur le terrain, une acclimatation progressive et méticuleuse, la traversée de glaciers crevassés et des nuits à des altitudes où l’organisme fonctionne au ralenti, où le sommeil devient difficile, où chaque geste demande un effort conscient. La météo dans la région peut basculer en quelques heures, transformant un couloir de neige en tempête aveuglante.

Une montagne qui sélectionne
Le Mera Peak sélectionne. Pas seulement les corps — les esprits. La monotonie des longues journées de marche d’approche, les réveils à 2h du matin pour attaquer le sommet dans le froid, la gestion de la fatigue et du doute : tout ça, c’est un apprentissage intense de soi-même. Nelsia est passée par là, et elle en est revenue transformée, portant avec elle l’expérience d’un sommet à plus de 6 400 mètres.
Ce genre de réussite, ça ne s’improvise pas. Derrière le sommet, il y a des mois de préparation physique, des sorties en montagne par tous les temps, des sacrifices dans la vie quotidienne, et une capacité à se projeter sur le long terme qui force le respect. C’est exactement cet état d’esprit qu’on retrouve chez les alpinistes qui passent à l’étape suivante.
Un parcours qui parle pour elle
Nelsia n’est pas arrivée au Mera Peak par hasard. Derrière ce sommet, il y a un parcours construit méthodiquement, sommet après sommet, avec une progression qui dit tout de son sérieux et de son ambition.
Nelsia est passé par le Kilimandjaro, le toit de l’Afrique à 5 895 mètres, une première confrontation avec la haute altitude et ses exigences physiologiques. Une montagne qui impressionne, qui filtre, et qui donne le goût de l’ailleurs vertical. Pour beaucoup, c’est un aboutissement. Pour Nelsia, c’était un début. Elle a également réalisé plusieurs sommets autour !

Du Mont Blanc à l’Himalaya
Elle enchaîne ensuite avec le Mont Blanc — 4 808 mètres, toit de l’Europe occidentale, terrain technique avec glacier, crevasses et météo alpine imprévisible. Une ascension qui ne pardonne pas l’improvisation et qui pose les bases d’un vrai bagage alpin. Puis vient l’Himalaya, avec le Himlung Himal au Népal, où elle est presque arrivée au sommet à 7 126 mètres classé en expédition de haute altitude (mauvaises conditions météos si près du but). Franchir la barre des 7 000 mètres, c’est entrer dans une autre dimension physiologique et mentale — là où l’altitude devient un adversaire à part entière, où le corps lutte en permanence contre le manque d’oxygène.
Le Mera Peak vient donc couronner une progression cohérente, ambitieuse et bien construite. Chaque sommet a été une école. Chaque expédition a affiné sa technique, renforcé sa résistance, et consolidé la conviction qu’elle avait les épaules pour viser encore plus haut. Ce n’est pas de la chance. C’est du travail, de la vision, et une passion chevillée au corps.
L’Everest comme horizon
Et justement, l’étape suivante pour Nelsia, c’est l’Everest. 8 849 mètres. Le toit du monde. Un objectif fixé à l’horizon 2027.
Si ce projet se concrétise, Nelsia deviendra la première Réunionnaise à atteindre le sommet de l’Everest. Une première pour l’île. Une première qui résonne bien au-delà du cercle des passionnés d’alpinisme, parce qu’elle parle de représentation, d’inspiration et de la capacité d’une femme originaire d’un territoire insulaire à se hisser littéralement au sommet du monde.
Ce que ça change pour La Réunion
La Réunion n’est pas une île de plaine. Elle est construite sur des volcans, sculptée par les cirques et les remparts, traversée par des sentiers de trek parmi les plus techniques de l’océan Indien. Pourtant, la haute altitude himalayenne reste un univers peu exploré par les athlètes réunionnais. Nelsia est en train de changer ça, une corde à la fois.
Son projet Everest 2027 est un signal fort. Il dit que l’île peut produire des alpinistes capables de rivaliser avec les meilleurs, capables de s’attaquer aux montagnes les plus exigeantes du monde. Et ça, ça compte. Pas seulement pour Nelsia — pour toute une génération de jeunes Réunionnais qui cherchent des modèles dans l’aventure et le dépassement de soi.

Soutenez Nelsia sur Leetchi
L’Everest, c’est un rêve immense — et une logistique tout aussi immense. Une expédition au sommet du monde représente des mois de préparation, des stages en haute altitude, du matériel technique de pointe, et un budget conséquent que peu de personnes peuvent assumer seules. Nelsia ne fait pas exception. Derrière l’athlète, il y a une femme qui se bat pour financer son projet pas à pas, avec la même détermination qu’elle met dans chaque ascension.
C’est là que vous entrez en jeu. Une cagnotte Leetchi a été ouverte pour soutenir son projet Everest 2027. Chaque contribution, petite ou grande, l’aide concrètement à avancer : payer un stage d’acclimatation au Mont Blanc, financer une paire de crampons adaptés au 8 000, couvrir les frais de permis d’expédition au Népal. Rien n’est anodin quand on parle de préparer l’Everest.
Soutenir Nelsia, c’est soutenir bien plus qu’une alpiniste. C’est contribuer à écrire une page d’histoire pour La Réunion, et prouver collectivement qu’une île peut envoyer l’une des siennes au sommet du monde.
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Ce que le Mera Peak lui a appris
Entre le Mera Peak et l’Everest, il n’y a pas que des mètres d’altitude supplémentaires. Il y a une progression dans la compréhension de la haute altitude, dans la gestion de l’effort prolongé, dans la maîtrise technique et psychologique. Et c’est exactement pour ça que le Mera Peak est souvent considéré comme l’une des meilleures « écoles » avant d’attaquer les 8 000.
Voici ce que ce type d’expédition apprend concrètement à un alpiniste en devenir :
- La gestion de l’acclimatation, essentielle pour tout projet himalayenne de haut niveau
- La lecture du terrain glaciaire et la progression en cordée sur glacier
- L’autonomie au bivouac en altitude, là où chaque décision compte double
- La résistance mentale face à l’inconfort prolongé, au froid, à l’altitude et à la fatigue profonde
- La confiance dans ses propres décisions, loin du bruit et des repères habituels
- L’humilité face à la montagne, cette capacité à reconnaître quand il faut avancer et quand il faut renoncer
Ce sont exactement ces compétences qui feront la différence sur un itinéraire comme l’Everest, où chaque camp est une décision, où la météo peut tout changer en quelques heures, et où la lucidité est aussi précieuse que l’oxygène.
Outwild avec Nelsia, du sommet à l’Everest
Chez Outwild, on ne fait pas que parler d’aventure. On la vit, on la soutient, on la célèbre. Et quand une membre de la communauté franchit un cap aussi significatif que celui-là, on le dit haut et fort.
Une communauté qui pousse vers le haut
Ce qui rend la réussite de Nelsia encore plus belle, c’est ce qu’elle représente pour notre communauté. Outwild, c’est un réseau de gens qui partagent une conviction commune : les vraies limites sont presque toujours plus loin qu’on ne le croit. Nelsia en est la preuve vivante. Et son projet Everest 2027 va continuer à nourrir cette énergie collective, à inspirer d’autres membres à viser plus haut, à partir plus loin, à ne pas se satisfaire des chemins déjà balisés.
On sera là pour suivre chaque étape de sa préparation, chaque camp de base, chaque camp d’altitude. Et si tout se passe comme prévu, on sera là aussi pour célébrer le sommet le plus mythique du monde.
Ce qu’on vous souhaite, Nelsia
Bravo pour le Mera Peak. Vraiment. Ce sommet, vous le portez avec tout ce qu’il représente : mois de travail, doutes surmontés, mauvais jours qui finissent par passer, et ce moment suspendu là-haut à 6 476 mètres où l’horizon s’étend à perte de vue.
Maintenant, cap sur 2027. On sait que vous avez ce qu’il faut. La montagne le sait aussi.
Vous aussi, lancez-vous
Si la montagne vous appelle — que ce soit pour un premier trek, une initiation à l’alpinisme ou un projet plus ambitieux — Outwild est là pour vous accompagner, vous orienter et vous connecter à une communauté qui pousse dans le même sens. Les plus grandes aventures commencent toujours par une décision, un premier pas, une première sortie.
Nelsia a commencé quelque part. Vous aussi, vous pouvez commencer aujourd’hui. En savoir plus…
Félicitations Nelsia. Le toit du monde vous attend.